Se Laisser Toucher...

Avez-vous déjà vécu cette expérience d’être touché-e par ce que vous vivez, ce que vous traversez, ce que vous sentez ?

Avez-vous déjà pris ce temps rien que pour vous ?

Goûté cette sensation au cœur de vous-même ? Comme vous pourriez le faire en écoutant une personne vous raconter ce qu’elle vit ? Vous offrir la même considération, la même qualité de présence, laisser votre cœur s’ouvrir avec la même spontanéité, le même naturel ?

Oui, vous laisser toucher par tout ce que vous avez déjà accompli, surmonté, réalisé, osé et aussi par tout ce que vous avez encore de la difficulté aujourd’hui à accomplir, surmonter, réaliser, oser…

Vous laisser toucher par ce corps, votre corps qui a souffert, qui a subi, qui a enduré et qui, peut-être encore aujourd’hui, continue à vivre tout cela…

Vous laisser toucher par votre propre souffrance, votre propre difficulté à vous accepter, à vous aimer…

Vous laisser toucher, c’est oser la « vraie » rencontre avec vous-même.

Vous laisser toucher ouvre une porte à l’intérieur de vous, la porte de votre cœur, de cette part en vous qui vous aime tel’le que vous êtes, ni plus ni moins. La porte de l’auto-empathie, de l’auto-compassion, de la tendresse pour soi, l’amour de soi…

Il arrive parfois que, n’étant pas habitué-es à sentir, à accueillir, vous vous trouviez complètement déstabilisé-es par le fait d’être touché-es.

Revenir régulièrement à vous, restaurer votre capacité à sentir vous aide à vous laisser traverser moins violemment.

Et puis, quelquefois, les tempêtes surgissent ! Dans ce cas, ne cherchez pas à vous recentrer (et à quitter ce « être avec »), à tomber dans le relativisme spirituel (mon âme a besoin de vivre ça), mais juste continuer à danser, vivre, et à laisser se vivre toutes les émotions qui sont là.

Quelquefois, même sans plus vous en rendre compte, vous vous dissociez : par peur d’être blessé-e, votre corps vit une situation difficile pendant que votre tête s’évade le plus loin possible pour ne pas souffrir. Ou vous vous maltraitez en croyant soulager votre tête, en mangeant des tonnes de chocolat par exemple, alors que votre corps est à l’agonie de tout ce sucre, ces graisses….

Le risque : compenser par le « faire » et oublier « l’être ».

Renoncer à se laisser toucher, c’est renoncer à sentir. Et renoncer à sentir, c’est quelque part renoncer à vivre.

Comme le partage Isabelle Padovani, « Vivre, ce n’est pas être les archivistes de notre passé mais les explorateurs de notre présent, et de nos possibles. »

Ce qui vous touche, la façon dont cela vous touche vous met au monde de façon unique. C’est votre empreinte dans le monde.

Les approches Corps’Peau’Oralité (accompagnement individuel) et Expl’or en Corps (atelier en petits groupes) vous proposent, entre autres, ce ré-apprentissage essentiel : ré-apprendre à vous laisser toucher, aussi bien sur le plan émotionnel que physique, et retrouver le chemin de la Vie.

Redécouvrir la grâce de vous laisser toucher, ressentir la grâce d’être sensible, célébrer la grâce d’être vivant-e.

Et sentir, vivre l’expérience, au-delà de la compréhension intellectuelle que vous pourriez en avoir, que votre sensibilité, votre capacité à être touchée, au contraire d’être une faiblesse, un défaut, est une véritable RESSOURCE. Disponible à chaque instant. Où que vous soyez.

Dans le respect du rythme de chacune et chacun, grâce à diverses pratiques psychocorporelles, de façon ponctuelle ou régulière selon votre choix, s’offrir de rendez-vous privilégié de retour à soi pour plus de paix, de joie, de plaisir…

"Ne vous demandez pas ce dont le monde a besoin. Demandez-vous ce qui vous rend vivant. Puis allez-y. Faites-le. Car ce dont le monde a besoin, c'est de personnes vivantes."

HOWARD TRUMAN

Les informations Corps'Peau'Oralité

                                                                            Les informations Expl'or en Corps

Malsentant ?

Et pourquoi pas ?

On parle bien de malvoyants, de malentendants, alors pourquoi ne pas évoquer les malsentants, ces personnes qui, coupées de leurs sensations, de leurs émotions, en viennent à ne plus sentir, ou à moins sentir.

Comme l’écrit Thierry Tournebise, « La société, notre culture nous demandent de nous maîtriser, nous dominer, ne pas nous écouter, d’être fort, de ne pas montrer nos faiblesses… Le mal être ne vient pas du fait que nous avons cessé d’être, mais par le fait que nous ne nous sentons plus être. » Chaleureuse Rencontre avec soi-même, T. Tournebise

Je repense à cette supérieure hiérarchique qui, il y a quelques années, m’avait demandé de « mettre mes sentiments dans ma poche » en arrivant au travail le matin !
En clair, elle me demandait de me couper de ce que je sentais afin que cela ne vienne pas perturber ma journée de travail, et donc mon efficacité ou même ma docilité.
Autant dire que ça n'a pas été possible et heureusement !

Combien de fois par semaine, voire même par jour, nous coupons-nous de nous-même ? Dans quelle intention ?

La plupart du temps, quand nous devenons malsentants, c’est parce qu’à un moment, nous avons été « trop sentants ». C’est-à-dire que nous sentions si fort tout ce qui nous traversait, ce qui nous entourait que c’en devenait trop souffrant, voire insupportable.


Alors, le réflexe naturel fut de tout fermer afin de ne plus sentir, pour ne plus souffrir.

Néanmoins, qu’est-ce que vivre quand vivre signifie ne plus sentir ? "

© 2019 par Isabelle Dumont. Créé avec Wix.com